Auditionné le 10 juillet à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle, Patrick Dehaumont, directeur général de l’alimentation (DGAL) du ministère de l’Agriculture, a lancé l’alerte sur les risques d’une alimentation transformée. "Il y a un champ d’investigation que l’on est en train de découvrir, et il faut s’y pencher de manière sérieuse si on ne veut pas avoir des lendemains qui déchantent", prévient-il.
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Pour Patrick Dehaumont, les doutes sur les produits transformés (multiplication des auxiliaires, des additifs, des composés néoformés…) pourraient être comparés avec la situation des produits phytosanitaires. "Nous avons une production végétale qui a pu être développée en quantité et en qualité grâce à l’usage de phytos", dit-il en rappelant que ceux-ci permettent de lutter contre des organismes nuisibles pour la plante et parfois pour l’homme. "Aujourd’hui, on déchante car d’autres signaux sur la santé apparaissent. Des études le montrent." Patrick Dehaumont martèle qu’il faut tenir compte des effets nouveaux, sans pour autant baisser la garde au niveau sanitaire. "Au sens du risque classique (microbiologique, chimique), c’est souvent plus facile de sécuriser dans les structures de type industrielles que chez des petits producteurs, souligne-t-il. Nous devons être capables d’apporter à tout le monde les technologies pour sécuriser les produits, la formation ad hoc, les moyens de distribution, la chaîne du froid… "