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En direct de Bruxelles Peau de banane

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Certes, l’UE doit encore corriger le tir sur l’accès aux marchés (nombre de produits sensibles, maintien de la clause de sauvegarde spéciale) ou obtenir des progrès sur la protection des indications géographiques. Il n’en reste pas moins, de l’avis de Mariann Fischer Boel, que, cette fois-ci, « l’agriculture européenne ne va pas jouer les trouble-fête » lors de la réunion ministérielle convoquée à Genève pour tenter d’arrêter les principales lignes d’un compromis multilatéral sur la libéralisation des échanges. S’il est « véritablement possible de parvenir à un accord historique », encore faut-il que « nos partenaires aient la même ambition », tempère toutefois la commissaire à l’agriculture, assurant que, « en aucun cas, nous n’accepterons un accord à tout prix ». « Nous voulons des contreparties », confirme son collègue chargé du commerce, Peter Mandelson, qui met cependant en garde contre « le prix très lourd » d’un échec. Pourtant – outre les fortes réticences des pays émergents à ouvrir leurs marchés aux produits industriels et services des nations développées – les tractations pourraient déraper sur un dossier agricole... la banane. Le régime d’importation communautaire pour ce fruit doit faire l’objet d’un arrangement spécifique mettant en jeu les intérêts opposés des fournisseurs ACP et ceux d’Amérique latine. Ces derniers viennent de refuser une solution proposée par le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, et acceptée à priori par la Commission de Bruxelles. Or, du règlement de cette question dépendent un consensus sur la liste des produits tropicaux soumis à des réductions tarifaires accélérée et donc un accord global à Genève. Pour cette raison et bien d’autres, les négociations s’annoncent longues et complexes.

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