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Pêches et abricots : des prévisions de récolte 2018 au plus bas

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Les prévisions de production annuelle de pêches et abricots sont en forte baisse cette année en raison des intempéries hivernales.

La production de pêches, nectarines, brugnons et pavies est estimée à 200 000 tonnes au 1er mai 2018, soit un niveau « inférieur de 10 % à celui de l’an dernier et de 9 % à la moyenne 2013-2017 », pointe Agreste dans une note de conjoncture publiée le 16 mai. Cette estimation « est la plus faible des cinq dernières années ». Elle est notamment la conséquence de la succession de vagues de froid et de gelées ayant affecté les variétés à floraison précoce, notamment en Occitanie et en Paca, deux des trois principales régions productrices. En Paca le rendement est ainsi attendu en baisse de 10 % par rapport à 2017, année de récolte importante.

À cela s’ajoute la baisse continue des surfaces, près de 8 % sur ces cinq dernières années. En Auvergne-Rhône-Alpes, la troisième région productrice, la baisse sur un an de 5 % des surfaces contribue ainsi pour moitié à la baisse de la production (-10 %). Sur cinq ans, les surfaces sont d’ailleurs en baisse de près de 17 % dans cette région, le chiffre le plus important à l’échelle nationale.

Une production d’abricots prévue « en nette baisse »

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La production estimée d’abricots « reculerait de 14 % par rapport à la récolte de 2017 » et se situerait « 8 % au-dessous de la moyenne 2013-2017 », selon une note Agreste du 15 mai 2018. Si les surfaces restent stables par rapport à l’année dernière, cette baisse est surtout le résultat des forts épisodes de gel de fin février qui ont entraîné des pertes dans les trois principaux bassins de production (Languedoc et Roussillon, PACA et Vallée du Rhône) notamment sur les variétés les plus précoces.

Au niveau européen, la récolte « est prévue inférieure de 18 % à celle de 2017 », année où elle avait été particulièrement élevée. Cette dernière avait alors augmenté de près de 39 % sur l’ensemble du continent, entraîné par le saut de 50 % sur un an de la production italienne. Conséquence de cette surproduction, en 2017 « le chiffre d’affaires national de l’abricot a chuté de 11 % sur un an ». Pour cette année, les prévisions tablent sur une production italienne en chute de « 33 % sur un an pour revenir à un niveau proche de la moyenne ». Avec ses 137 000 tonnes, la France représenterait près de 20 % de la production européenne.

La production de pêche française reculerait de 10 % et celle d’abricot de 14 % en 2018