La production française de pêches et nectarines devrait atteindre environ 224 000 tonnes en 2026, soit une hausse de 4 % par rapport à 2025 et de 10 % par rapport à la moyenne 2020-2024, selon les prévisions du ministère de l’Agriculture commentées le 2 juin par l’AOP Pêches et Abricots de France auprès d’Agra presse. La production de pêches pavies devrait s’établir autour de 3 500 tonnes, un niveau comparable à celui de l’an dernier. Selon Alexi Bois, président de l’AOP, la production nationale s’est stabilisée ces dernières années grâce à un taux de renouvellement des vergers proche de 6 % lors des deux derniers hivers. En fruits ronds, les nectarines représentent près de 65 % des volumes produits, contre 35 % pour les pêches, un rapport qui se stabilise. La production de pêches plates devrait atteindre 1 500 tonnes et celle de nectarines plates, en forte progression, 3 000 tonnes, tandis que les pêches et nectarines sanguines devrait tourner autour de 2 000 tonnes.
« D’ici la fin de la semaine, plusieurs entreprises françaises proposeront l’ensemble des couleurs des pêches et nectarines, dans le cadre du basculement entre les origines espagnoles et françaises », précise Raphaël Martinez, directeur de l’AOP, à Agra presse. La filière reste toutefois vigilante face au risque de grêle et d’orages, principale source d’inquiétude pour les producteurs. Au niveau européen, la campagne 2026 n’a été marquée par aucun accident climatique significatif. Avec 2,74 millions de tonnes de pêches et nectarines, la production est supérieure de 8 % à la récolte 2025 et de 16 % à la moyenne 2020-2024. La Grèce, fortement déficitaire en 2025, revient à son optimal et les autres pays sont entre 3 et 5 % au-dessus de la récolte de l’an dernier.
JJ