Pour l'instant, le débat se situe sur le terrain. Ici ou là, on apprend que des tensions déjà vives existent par avance sur les usages de l'eau pour les différentes destinations : l'industrie, la ville, l'agriculture, l'énergie, etc.
Avec des organisations environnementalistes qui demandent, non sans arguments parfois, que le prélèvement sur la ressource soit le plus faible possible.
Le grand public est extrêmement sensible à la question de l'eau, tout en répugnant à réaliser des économies lui-même. D'ordinaire, tous les étés secs sont l'occasion de reproches faits aux agriculteurs, contre le maïs irrigué, contre les retenues collinaires ou les rampes d'arrosage qui surplombent telle ou telle culture. Au niveau national comme au niveau local, le monde agricole devra peaufiner son discours, faire de la pédagogie, amender quelques pratiques et bien montrer à quel point l'eau est un outil de production indispensable à l'alimentation des Français.
Il ne suffira pas d'obtenir la bienveillance du gouvernement et de ses préfets, particulièrement attentifs bien sûr, quelques mois avant des élections présidentielles. C'est auprès de la population qu'il faut obtenir gain de cause, travailler sur des données inattaquables, et le rassurer. D'une certaine manière, la solidarité qui tente de se mettre en place au sein du monde agricole pour les besoins en paille doit s'accompagner d'une autre solidarité : les citadins vis-à-vis des agriculteurs et les agriculteurs vis-à-vis des citadins. Cela se travaille.
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