L’homme est un héritier et cela vaut dans toutes ses activités : dans nos industries d’aujourd’hui nous récoltons encore les fruits des efforts de générations précédentes. La preuve en est donnée quand l’Agropole d’Agen se penche sur une sélection de projets agroalimentaires «tous plus innovants les uns que les autres, et particulièrement cette année», nous dit-t-on, pour décerner ses prix du 12è Concours de la création d’entreprises : à force d’encourager les meilleurs depuis des lustres - même si certains ont échoué bien sûr - on a favorisé des aventures industrielles, à l’ouverture de nouveaux marchés et à des créations d’emplois, à Agen et ailleurs. Au départ, le goût et la capacité d’entreprendre ont bien sûr été décisifs, mais il y avait surtout beaucoup de recherche derrière, et de longue date. Un terreau sur lequel ont germé des idées nouvelles mais dont on peut craindre qu’il se raréfie désormais. L’Etat, les entreprises et les centres techniques professionnels avaient investi par exemple dans les sciences fondamentales ou en microbiologie prédictive, en génie alimentaire, etc… et cela a été déterminant pour l’émergence de ces projets qui sont maintenant en pépinière ou au grand large de la concurrence. Or, depuis plusieurs années, cet effort s’est gravement relâché, malgré le ballon d’oxygène de plus de 12 millions d’euros du PNRA (pour 2005 et que l'on peut certes trouver un peu trop ciblé « nutrition»). Mais pourquoi faut-il que l’ACTIA ne puisse plus lancer d’appels d’offre si elle ne consacre, comme cela est envisagé, sa ligne dérisoire de 1,4 M EUR qu’à la seule restructuration des centres techniques agroalimentaires ?
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