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« Perdant-gagnant », selon Momagri

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«À l’heure où les autorités européennes s’interrogent sur les pratiques d’espionnage des États-Unis, il est tout aussi utile d’être vigilant sur la qualité des outils de négociation » pour la conclusion d’un accord de libre-échange, souligne Momagri, think-tank spécialisé dans les politiques agricoles. Selon lui, la Commission européenne s’appuie sur une étude du CEPR (Centre for Economic Policy Research) qui ne permet pas d’évaluer les opportunités d’un tel accord et les risques pour l’agriculture.
Les experts de Momagri estiment que, de « gagnant-gagnant », cet accord pourrait basculer vers un scénario « perdant-gagnant » et se traduire par un marché de dupes. Ils soulignent que l’agriculture est traitée comme un secteur industriel classique, occultant le fonctionnement spécifique des marchés agricoles et la volatilité des prix qui en découle. « Ce qui signifie qu’en l’état actuel, les responsables politiques ne connaissent pas l’impact d’une telle décision sur l’agriculture ».
Autre point d’interrogation, pour Momagri : la compatibilité de la Pac avec le Farm Bill américain, voire la nécessité de compléter l’actuelle réforme agricole de l’UE, de manière à équilibrer les politiques de part et d’autre de l’Atlantique. En conclusion, affirment ces experts, les responsables politiques « doivent exiger l’utilisation d’outils plus pertinents, avant de s’engager dans un projet qui peut avoir des conséquences catastrophiques ».

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