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Vins & spiritueux / Résultats  Pernod Ricard a dégagé un résultat net en hausse de 5,1%

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Trop exposé au dollar, le numéro 3 mondial des vins et spiritueux Pernod Ricard a vu stagner son résultat d’exploitation l’an dernier. Il n’empêche, le p.-d.g. du groupe se flatte de la croissance de ses marques premium et de ses positions de leader dans les pays à fort potentiel.

Le groupe de vins et spiritueux Pernod Ricard, s’est dit optimiste sur son avenir grâce au succès de ses marques haut de gamme, particulièrement en Asie et en Amérique.

Alors qu’il se refuse à commenter les rumeurs de son intérêt pour Allied Domecq, Patrick Ricard se dit prêt à effectuer de nouvelles acquisitions pour poursuivre son développement. « Nous serons un acteur du développement du marché des vins et spiritueux et nous ne manquerons pas d’investir quand il y aura des opportunités », a affirmé le p.-d.g. lors de sa conférence de presse sur les résultats de l’année 2004. Non sans souligner que la dette nette de son groupe avait chuté à 1,8 milliard d’euros, en baisse de 265 M EUR par rapport à fin 2003, malgré le rachat d’actions de la société pour 101 M EUR. Pernod Ricard a annoncé à cette occasion un bénéfice (part du groupe) pour les 12 premiers mois de l’exercice 2004-2005 (d’une durée exceptionnelle de 18 mois) de 487 millions d’euros, en progression de 5,1% sur la période correspondante de 2003. Son résultat opérationnel, dans le secteur vins et spiritueux qui représente la quasi-totalité du chiffre d’affaires, a été pénalisé par l’effet devises mais s’est quand même élevé à 742 millions d’euros, soit un mieux « interne » de 9,6%, dans le « haut de la fourchette » de sa prévision. Le résultat financier s’est amélioré de 12%.

Meilleure valorisation des 12 premières marques

Le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’est élevé à 3,572 milliards d’euros, en progression de 1,1 % par rapport à celui de 2003. Avec une croissance de seulement 3 % en volume, les marques du « Top 12 » du groupe ont quand même vu leur chiffre d’affaires progresser de +9 % (à change constant) et ont contribué pour 75 % à la croissance de la marge brute, en hausse de 7,1 %.

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La croissance interne de 5,8 % du chiffre d’affaires des vins et spiritueux de Pernod Ricard – affectée par un important effet devises de 108 M EUR (-3,2%) et un effet périmètre négligeable (-0,5%) – est essentiellement dûe aux zones Asie/Reste du Monde et Amériques. « L’Asie a connu une année exceptionnelle avec une explosion des ventes du whisky Chivas et du cognac Martell en Asie chinoise et de vives progressions des marques locales en Inde et en Thaïlande », souligne le groupe.

Le seul gros souci concerne la France, avec une baisse des anisés (-3 % pour les volumes de Ricard dans le monde et -6 % pour Pastis 51) : même si le berceau du groupe ne représente plus que 16 % du chiffre d’affaires total, Pernod Ricard entend défendre les anisés en en rajeunissant l’image pour conquérir de nouveaux publics et susciter d’autres moments de consommation que le traditionnel apéritif.