Pernod Ricard a annoncé sur son exercice 2016/2017 (clos le 30 juin) une hausse de 3,3 % à taux de change constant de son résultat opérationnel, à 2,39 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaires de 9 milliards d’euros, marquant une croissance organique de 3,6 %. Le résultat net part du groupe ressort à 1,39 milliard d’euros (+13 %), permettant la distribution d’un dividende de 2,02 € (+7 %). "Ce sont des résultats solides avec une accélération et une diversification de notre croissance", a commenté le p.-d.g. Alexandre Ricard à l’AFP. Le groupe a notamment profité d’une amélioration des ventes de neuf de ses treize marques stratégiques, avec notamment un retour à la croissance du cognac Martell (+6 %), de la vodka Absolut (+2 %) et une accélération pour le whisky Jameson (+15 %). L’Inde, troisième marché du groupe, a par contre connu un ralentissement de sa croissance qui ressort à 1 %, en raison "d’un environnement réglementaire très complexe", dont le dernier épisode, la mise en place d’une TVA, a poussé le groupe à augmenter ses prix pour éviter l’impact sur ses marges. Côté bilan, Pernod Ricard a réduit sa dette nette au cours de l’exercice écoulé, de 865 millions à 7,8 milliards d’euros, lui laissant "une marge de manœuvre pour des acquisitions", a précisé le directeur financier Gilles Bogaert à Reuters.
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Le titre a cédé du terrain en Bourse. Le groupe a notamment prévenu que l’impact de changes pèserait pour 125 millions d’euros sur le résultat opérationnel courant (ROC) du prochain exercice. Sinon, Alexandre Ricard a assuré s’attendre pour 2017/2018 " à la poursuite de l’amélioration de notre performance avec une bonne croissance toujours tirée par les États-Unis, la Chine, l’Europe, la marque Jameson et avec l’amélioration de l’Inde et de la marque Chivas qui a connu une année difficile".