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Vins et spiritueux/Résultats Pernod Ricard révise à la hausse ses prévisions de croissance

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Le premier semestre de son exercice 2006-2007 a été particulièrement favorable pour Pernod Ricard. Le groupe a enregistré une hausse de 7,3 % de son chiffre d’affaires à 3 milliards et demi d’euros. La croissance interne ressort à 9,7 %, pondérée par un effet devises négatif de -2,7 % alors que l’effet périmètre est limité à +0,7 %. Du coup, le groupe français de vins et spiritueux a révisé en hausse ses objectifs de croissance interne 2006/07 à plus de 6 % contre 4 % à 6 % auparavant.

Le chiffre d’affaires consolidé (hors droits et taxes) de Pernod Ricard s’est élevé à 3,507 milliards d’euros au premier semestre 2006-2007 (1er juillet/31 décembre). La croissance du groupe est ainsi de 7,3 %, résultant d’une excellente croissance interne (+ 9,7 %) avec un effet périmètre limité (+0,7 %) mais avec un effet devises défavorable (-2,7 %), essentiellement imputable au dollar américain.

Pernod Ricard a en fait ralenti sa progression du chiffre d’affaires au deuxième trimestre (octobre-décembre) avec 2,051 milliards d’euros, en hausse de 6,1% sur un an, après une hausse de 9,2 % au premier trimestre. Celle-ci a été affectée par les effets de périmètre et de devises, à cause de la baisse du dollar par rapport à l’euro, qui s’établissent respectivement à -2,8 % et -3,2 %.

Mais la croissance interne a atteint 12,4% au second trimestre, grâce aux 15 marques stratégiques toutes en progression sauf le vin australien Jacob’s Creek. Sur les 6 premiers mois de l’exercice ces 15 marques ont crû de +9 % en volume et +14 % en valeur (en croissance interne).

Ce qui permet à Pernod Ricard de confirmer l’objectif pour l’ensemble de l’exercice 2006/2007 d’une « croissance à deux chiffres du résultat net courant, part du groupe, hors effet devises ».

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Ces prévisions sont données malgré l’impact de la hausse des taux d’intérêt en Europe et aux Etats-Unis qui devrait se traduire pour Pernod Ricard par un coût moyen de la dette d’environ 5 % (contre 4,5 % prévus initialement).

Légère embellie en France

Ce sont toujours les spiritueux qui ont le vent en poupe avec une croissance interne de +12,5 % grâce notamment aux zones Asie/Reste du Monde et Amériques – qui représentent désormais 56 % du chiffre d’affaires total.

Les vins baissent de -1,1 %, la progression des marques issues du Britannique Allied Domecq, notamment le champagne Perrier-Jouët et le vin néo-zélandais Montana, ayant été contrebalancée par la baisse des marques de vins australiens.

Longtemps point noir des activités du groupe, la France connaît une légère embellie. Ainsi la croissance interne des ventes a été de +2,6 % au deuxième trimestre et de +1,8% au premier semestre pour un chiffre d’affaires semestriel de 368 millions (+3,2%). Sur un marché de l’anis toujours en baisse (-0,7 %), Ricard, une des principales « vaches à lait » du groupe, continue de se redresser (+4 %).