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Le groupe français de vins et spiritueux annonce pour le premier semestre de son exercice arrêté au 31 décembre un résultat net part du groupe de 847 M€, en hausse de 6%. Le chiffre d’affaires semestriel s’élève à 4 907 M€ (hors droits et taxes), soit une progression de 6%, qui résulte d’une croissance interne de 116 M€, soit +3% (+5% si l’on exclut les impacts du surstockage en France et du nouvel an chinois), d’un effet périmètre limité à 40 M€ (-1%), principalement lié à la cession de certaines activités canadiennes en 2011/12 et d’un effet devises très favorable de 216 M€ (+5%) principalement lié au renforcement des dollars canadiens et américains et au renminbi chinois.. La croissance des ventes a été moindre au second trimestre, en hausse de seulement 3% à 2 703 3 M€. Le résultat opérationnel courant s’élève à 1 459 M€, en augmentation de +1% mais de 7% une fois retraité des effets techniques (72 M€). La croissance interne du résultat opérationnel courant est tirée en particulier par le dynamisme toujours très fort de l’Asie, une accélération en Amérique, grâce notamment aux États-Unis et une dynamique toujours excellente en Europe de l’Est et dans les marchés émergents, analyse le communiqué du groupe. Pierre Pringuet, vice-président et directeur général du groupe, juge que « la bonne performance de ce semestre confirme la solidité du business model axé sur un portefeuille complet de marques internationales et de marques locales de premier plan, une stratégie de premiumisation couplée à une forte politique d’innovations, une exposition mondiale qui permet de capter tous les relais de croissance ».
L’impact des 14 marques phares et des whiskies indiens
Les ventes des 14 marques phare (« Top 14 ») dont Absolut, Ballantine's, Ricard ou Havana Club ont connu une croissance interne de 4% en valeur. Mais ce sont les marques locales qui ont enregistré les meilleures performances et notamment les whiskies locaux indiens avec une croissance interne de 21% sur le semestre. Les marchés émergents et les Etats Unis se sont également confirmés comme étant au cœur de la progression. Les premiers ont connu une croissance interne de 14%, avec en premier lieu la Chine (18%) et l’Inde (17%), tandis que les États-Unis progressaient de 9%. Cela a permis de compenser une érosion en Europe de l’Ouest. Baisse particulièrement forte en France où les ventes ont plongé de 37% au 2e trimestre après un premier trimestre en repli déjà de 8% (liée à la hausse des droits d’accises au 1er janvier 2012 et de la fin du déstockage) et à celle constatée en Europe du Sud, notamment l’Espagne, où l’environnement est toujours difficile. Pour l’ensemble de l’exercice, le numéro 2 mondial réitère son objectif de croissance interne du résultat opérationnel courant proche de 6%. Le groupe n’écarte pas de nouvelles acquisitions mais elles devront être tactiques et ciblées. Selon Gilles Bogaert, directeur général adjoint en charge des finances, cité par l’AFP, le dossier Belvédère, au bord de la liquidation judiciaire, n’entre pas dans ce cadre.
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