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Eau Perrier condamné à revenir au verre

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Le tribunal de grande instance de Nîmes a ordonné la remise en service de la ligne de production du litre de Perrier en verre (magnum), arrêtée depuis février 2006 à l'usine de Vergèze, conformément à des accords passés en 2005 avec les syndicats.

Le même tribunal a également condamné la société Nestlé Waters Supply Sud dont dépend l'entreprise, à une « astreinte provisoire de 800 euros par jour de retard » après expiration du délai d'un mois à compter de la signification du jugement et à payer 1 000 euros de dommages et intérêts à la CGT de la source Perrier et autant à la CGT de La Verrerie du Languedoc.

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En mai 2005, un accord avait été signé entre la direction et les syndicats CGT (majoritaire), CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC sur une réorganisation du travail, dans le but de développer les volumes de la marque Perrier, avec un objectif de vente de 1 milliard de bouteilles en 2010 dont la moitié environ en verre, de tous formats. Mais en septembre 2005, la direction avait annoncé la suppression du litre en verre au profit d'une production de bouteilles en plastique et en février 2006, elle avait stoppé la production du litre en verre. Puis en juillet 2006, la direction avait entrepris le démontage de la ligne d'embouteillage de ce format. Saisi en référé par la CGT le 12 juillet 2006, le juge du TGI avait ordonné l'arrêt de ce démontage dans l'attente d'un jugement sur le fond et le respect des engagements passés avec les syndicats.