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Voilà enfin quelques bonnes nouvelles. Bon nombre d'indicateurs semblent montrer qu'enfin on va pouvoir assister à une hausse sensible des prix agricoles. Tant dans l'élevage que dans les grandes cultures, les cours frémissent, sans s'emballer. Cette amélioration pourrait, avec retard comme toujours, bénéficier au revenu agricole dans les mois à venir.
Ce qui a été constaté pour les matières premières industrielles pourrait, enfin, intervenir dans le monde plus complexe des produits agricoles, bruts ou de première transformation.
Pas d'euphorie pour autant. Dans certains domaines, comme le lait, les experts s'attendent à des reflux possibles. En grandes cultures, rien n'est acquis. On sait maintenant que les cours des produits agricoles seront de plus en plus erratiques. Les hauts et les bas, il va falloir s'y habituer. Mais, enfin, des perspectives nouvelles apparaissent.
Il y a néanmoins un travers à éviter : faire reculer les ajustements et choix structurels qui semblaient obligatoires aux temps des vaches maigres mais qui peuvent sembler l'être moins dans les périodes plus favorables. La hausse des prix est souvent comme un médicament qui fait du bien, qui apaise, mais qui, aussi, engourdit un peu. L'individualisme revient et on oublie de concentrer l'offre face aux grandes surfaces et aux marchés à l'étranger ; on passe à côté des opportunités pour créer des vraies filières avec des disciplines de mises en marché ; voulant produire un maximum, on oublie un peu de répondre aux demandes sociétales sur la qualité et l'environnement.
Ceci mis à part, ne boudons pas les perspectives que nous promettent les experts.
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