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« Le Brésil entame-t-il un déclin ou éternue-t-il ? » C’est en ces termes qu’Olivier Crassard, de Sucden, a interrogé la grande nouveauté du marché du sucre des deux dernières années, qui ont vu les prix du sucre s’envoler, lors de la journée de l’Afcas (association française de la canne à sucre) le 12 décembre. Alors que le Brésil était jusqu’à présent limité par ses capacités, industrielles, c’est désormais la disponibilité en canne à sucre qui serait insuffisante. « On ne retrouve pas le niveau d’expansion de la première moitié des années 2000 et différents facteurs ont affecté les rendements » a-t-il commenté. La mécanisation, coûteuse, la réglementation environnementale, l’appréciation du real : tout cela a un impact sur la compétitivité du Brésil. « Sur la prochaine décade, toutes les zones de production devrait progresser au moins un peu », estime Olivier Crassard. Mais cela sera-t-il suffisant ? Certaines zones comme la Russie sont très météo-dépendantes. Certains pays décident de stocker leur production. Le ratio sucre / éthanol peut aussi influer les planteurs, même s’il devrait pour l’instant rester favorable à la filière sucre d’après Olivier Crassard.
Pour lui, malgré les hausses de prix, la demande continuera à progresser. Mais cela pourrait aboutir à un recours plus fréquent à des produits de substitution notamment les édulcorants intenses. La suppression des quotas de sucre, projet cher à la commission européenne, devrait, selon Olivier Crassard, permettre d’exporter plus et d’importer moins, mais aussi aboutir à un gain de part de marché de l’isoglucose à base de blé au détriment du sucre de betterave.
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