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Industries charcutières Perte de rentabilité du marché des charcuteries en 2009

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Avec une diminution de 8,3% du prix de vente moyen, essentiellement due à la baisse des prix des matières premières (et notamment celui du porc) et un chiffre d’affaires en chute de 7,9 %, le marché des charcuteries reste confronté à une baisse de rentabilité en 2009. Tel est le bilan révélé lors des Assises nationales de la Fict (Fédération française des Industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes), le 15 juin à Paris.

Le prix de vente moyen des charcuteries a chuté de 8,3% en 2009. Annoncée à l’occasion des Assises nationales de la FICT (Fédération française des Industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes) le 15 juin à Paris, cette baisse est due, selon Robert Volut, président de la FICT, à la chute du prix de la viande de porc essentiellement (70% des produits transformés). D’autre part, le chiffre d’affaires dégringole (-7,9%) s’établissant à 6,6 milliards d’euros en 2009. Mais comment expliquer une telle perte ? Pour la FICT, c’est l’application de la Loi de modernisation de l’économie qui en est la cause principale, et notamment l’intégration des marges arrière dans les prix de ventes (rémunération versée par le fournisseur à la grande distribution en contrepartie d’une mise en valeur spéciale de ses produits dans les supermarchés).

Moins de 20 centimes au kg vendu
Autre signe révélateur de la baisse de performance économique sensible du marché des charcuteries en 2009 : le recul de la valeur ajoutée à 19,7%. « Nous sommes sur la pente descendante en termes de rentabilité. Les charcutiers ont gagné moins de 20 centimes au kg vendu, c’est un chiffre très faible, surtout quand on sait que la distribution gagne 10 fois plus », a déclaré Robert Volut. La perte de rentabilité du marché des charcutiers français se vérifie aussi à l’étranger. En effet, les exportations sont en recul de 11% en volume, principalement vers les pays de l’Union européenne.
Néanmoins, la demande intérieure est au rendez-vous en 2009. La consommation se relève (+1,9%). « Après une année “horribilis” en 2008, il y a une légère amélioration en 2009. La consommation résiste », a signalé Robert Volut. Quant à l’emploi dans le secteur, il a réussi à se maintenir sur la période (+0,2%).

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