La Commission européenne a adopté le 7 novembre une communication, « Vers un cadre de l’UE complet en matière de perturbateurs endocriniens » (1), qui propose de mener un bilan de santé de la réglementation européenne afin d’élargir la prise en compte des perturbateurs endocriniens et ainsi de minimiser l’exposition de la population à ces molécules, en particulier aux périodes importantes de la vie (grossesse et puberté). L’objectif est de mettre en place une approche globale pour l’identification des perturbateurs endocriniens dans l’ensemble de la législation communautaire, sur la base des critères déjà élaborés depuis 2017 pour les pesticides et les biocides. Bruxelles promet également d’accélérer la recherche dans le domaine pour combler les lacunes existantes. Enfin, pour promouvoir un dialogue entre toutes les parties prenantes, la Commission organisera chaque année un forum sur les perturbateurs endocriniens.
L’eurodéputé français Éric Andrieu, qui préside la commission spéciale du Parlement européen sur le processus d’autorisation des pesticides dans l’UE, estime que cette stratégie n’est pas à la hauteur des enjeux sanitaires et environnementaux liés à l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Il organise le 19 novembre au Parlement européen, avec la Société européenne d’endocrinologie, une conférence de sensibilisation relative à l’action des perturbateurs endocriniens sur la santé publique en Europe.
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(1) Voir n° 3666 du 29/11/2018