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SANTÉ/FRANCE Perturbateurs endocriniens : Royal demande à l'UE de revoir sa copie

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La Commission européenne doit revoir sa définition des perturbateurs endocriniens (PE), qui ne protège pas assez la santé et l'environnement, a estimé la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, le 17 juin. Dans un communiqué, elle « demande à la Commission de revoir son projet », publié le 15 juin avec plus de deux ans de retard. Les PE sont des substances chimiques présentes dans de nombreux produits du quotidien, qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies. Or, la proposition de la Commission imposerait un niveau de preuve de nocivité trop important pour qu'une substance soit identifiée comme perturbateur endocrinien, souligne vendredi le ministère français. « La France appelle à l'adoption d'une définition incluant également les perturbateurs endocriniens présumés ou suspectés », souligne ainsi Ségolène Royal. « La Commission propose par ailleurs de modifier le règlement relatif aux produits phytopharmaceutiques pour permettre de réviser les dérogations possibles, ce qui est contraire à la position que la France exprime depuis plusieurs mois », ajoute le communiqué. Le projet doit être soumis aux États et à l'avis du Parlement européen.

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Le 17 juin, la ministre française de la Santé Marisol Touraine a aussi estimé que l'UE devait aller plus loin. Si la proposition était adoptée « en l'état », l'interdiction française du Bisphénol A dans les contenants alimentaires étendue aux jouets pourrait être remise en cause, a-t-elle cité comme exemple. Faute de règlementation européenne générale sur les perturbateurs endocriniens, certains Etats membres dont la France ont pris certaines mesures contre ces substances, notamment lorsqu'elles sont en contact avec les denrées alimentaires. De nombreuses études ont montré que les PE diminuaient la fertilité humaine. Les chercheurs s'alarment en particulier de leur nocivité au stade embryonnaire. Les PE sont aussi soupçonnés d'affecter le système immunitaire et la fonction respiratoire chez l'enfant, mais également de favoriser le diabète.