Dans un rapport publié le 30 avril, l’Office alimentaire et vétérinaire de l’UE (OAV) révèle un certain nombre de failles dans le dispositif de lutte contre la peste porcine africaine mis en place par la Roumaine, en particulier dans le contrôle du mouvement des animaux. L’épidémie de peste porcine africaine continue de s’étendre en Roumanie où les autorités sanitaires ont beaucoup de mal à endiguer la maladie, notamment dans le sud-est du pays, y compris dans des élevages.
Les nouvelles règles de biosécurité et le plan national récemment mis en place en vue de l’éradication de la peste porcine africaine chez le sanglier « ont le potentiel de réduire le risque de propagation de la maladie », soulignent les experts européens. Et l’OAV estime que les autorités maîtrisent l’épizootie dans les exploitations commerciales chez les porcs domestiques Cependant, avec plus de 600 000 exploitations non commerciales, les autorités vétérinaires roumaines sont confrontées à un défi majeur. En effet, les porcs vivants et leurs produits provenant de ce secteur non commercial circulent sur le marché national. Or, « des mesures insuffisantes ont été prises pour réglementer ces mouvements et tracer les animaux vivants ou leurs produits », souligne le rapport. Résultat : la maladie dans les zones infectées ne peut pas être contenue.
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Huit pays européens sont actuellement touchés par la peste porcine africaine : la Belgique, la Bulgarie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Roumanie.