La DGAL (ministère de l’Agriculture) a réuni le 2 septembre syndicats et ONG pour échanger sur le futur règlement européen sur les pesticides, apprend-on chez nos confrères de Référence Agro. « Le texte en l’état n’est pas acceptable, et il devra évoluer », tranche Christian Durlin, élu en charge des dossiers pesticides au sein de la FNSEA, interrogé par Agra Presse. Principal reproche syndicat majoritaire : la répartition inégale entre les États de la réduction de 50 % des utilisations, qui pourrait imposer des efforts plus importants aux Français. Le syndicat s’inquiète aussi de la définition des zones sensibles, comprenant les zones fréquentées par du public, et sur lesquelles des restrictions d’utilisation pourraient être imposées. Un dispositif qui « pourrait entraîner des distorsions de concurrences entre agriculteurs », redoute Christian Durlin. La FNSEA serait en revanche plutôt favorable au nouvel indicateur qui permettra d’évaluer l’atteinte de l’objectif prévu par le Green deal. Nommé HRI1, cet indicateur additionne les quantités vendues, pondérées par quatre coefficients distincts en fonction du classement des molécules. Plus précis en matière de toxicité, le Nodu retenu par le plan Ecophyto recense en revanche le nombre de doses utilisées, rappelle François Veillerette, chez Générations futures. « Les objectifs ambitieux fixés par la France dans Ecophyto doivent servir d’exemple », estime-t-il.
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