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Pesticides : la fin du conseil stratégique, « pas un refus d’obstacle » pour Windsor

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Annoncé le 1er février par Matignon, l’abandon du conseil stratégique sur les phytos (CSP) sous sa forme actuelle n’est « pas un refus d’obstacle sur le sujet phytos, mais le refus d’une complexité dans la façon de le gérer, qui est totalement incompréhensible », a estimé Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France, le 7 février. « On ne traitera pas le sujet des phytos par des injonctions et la multiplication des formations », a-t-il ajouté, tout en critiquant l’articulation entre le CSP et le Certiphyto (nécessaire pour réaliser les traitements phytos). Ce dernier doit être renouvelé tous les cinq ans à travers une formation. Pour le décrocher, « il faut avoir fait deux conseils stratégiques séparés d’au moins deux ans », rappelle M. Windsor. Or, « l’État n’a jamais accepté de nous donner les dates de renouvellement du Certiphyto pour que l’on communique auprès des agriculteurs », a affirmé l’agriculteur de Seine-Maritime lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat. « Moi le premier, j’ai un peu de mal à savoir quand je dois faire ce fameux conseil stratégique, et je me demande pourquoi je dois le faire, alors que je fais partie d’un groupe de groupe de développement et d’un groupe Dephy » (démarche de réduction des phytos financée par l’État dans le cadre d’Ecophyto).

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Au sujet d’Ecophyto, M. Windsor a estimé que la stratégie des fermes Dephy (production de références dans des fermes pilotes) « a marché ». Mais la méthode n’a pas pu être généralisée, selon lui : « Un agriculteur qui est moins à l’aise avec ces sujets-là ne va pas aller dans un groupe mettre sur la table son IFT. » Le président de Chambres d’agriculture France plaide pour un « accompagnement individuel » sur la réduction des phytos, qui n’est aujourd’hui « plus financé ».

Les chambres veulent un « accompagnement individuel » pour réduire les phytos