Une proposition de résolution européenne sera déposée le 29 mars au Sénat pour « limiter l’utilisation des produits phytosanitaires au sein de l’UE », a déclaré la veille le sénateur Joël Labbé (EELV). Le texte, inspiré d’une loi qui porte son nom, vise à généraliser l’interdiction des usages non-agricoles des pesticides. Il « demande à l’Union d’étudier dans quelle mesure la législation européenne pourrait interdire » l’utilisation des phytos par les personnes publiques, comme en France depuis le 1er janvier 2017, et la vente des produits aux particuliers, prévue le 1er janvier 2019.
Pour le sénateur, l’interdiction des usages non-agricoles des pesticides est « un pied dans la porte » pouvant favoriser « une agriculture en train d’évoluer à grand pas » vers la bio. « C’est le moment » de bousculer les modèles en place, a-t-il considéré, rappelant les négociations internationales pour des accords de libre-échange. Joël Labbé promeut « une nouvelle agriculture respectueuse » de l’environnement et de la santé humaine, plutôt qu'« une agriculture productiviste partout ».
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Concernant sa proposition de résolution au Sénat, les commissions des Affaires européennes puis du Développement durable doivent s’en saisir. « Dans deux mois, on sera fixés », d’après lui.
Le marché des jardins amateurs et professionnels représentent environ 5 % des tonnages de produits phytopharmaceutiques utilisés en France, selon les chiffres de l’UPJ (entreprises pour la protection des jardins et espaces publics).