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Pesticides : l’objectif de -50 % est maintenu

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«Réduire de 50 % l’usage des pesticides, si possible dans les 10 ans qui viennent » : ce fameux engagement pris par Nicolas Sarkozy le 25 octobre dernier en clôture du Grenelle est maintenu sous la formulation suivante : « L’objectif est de réduire de moitié les usages des produits phytopharmaceutiques en 10 ans en accélérant la diffusion de méthodes alternatives et sous réserve de leur mise au point », peut-on lire à l’article 26 du projet de loi. Le calendrier de retrait du marché des substances « les plus préoccupantes en fonction de leur substituabilité » est maintenu : 30 d’ici fin 2008, 10 d’ici fin 2010. Il s’agit également de diminuer de 50 % d’ici 2012 celles pour lesquelles il n’existe pas de produits ni de pratiques de substitution. Un programme pluriannuel de recherche appliquée et de formation sur l’ensemble de l’agriculture sera lancé dès 2008, ainsi qu’un état des lieux de la santé des agriculteurs et des salariés agricoles et un programme de surveillance épidémiologique. Une politique nationale visera la réhabilitation des sols agricoles et le développement de la biodiversité domestique, cultivée et naturelle dans les exploitations. La politique génétique des semences et races domestiques aura pour objectif de généraliser dès 2008 le dispositif d’évaluation des variétés et d’en étendre les critères aux nouveaux enjeux du développement durable, et d’adapter le catalogue des semences aux variétés anciennes. Enfin, un plan d’urgence en faveur de la préservation des abeilles sera mis en place en 2009.

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La réalisation de ce programme passera par une série de d’actions parmi lesquelles : la formation des professionnels (distributeurs et applicateurs), « l’identification ou la séparation » des activités de vente et de conseil dans le cadre d’un référentiel vérifiable, un renforcement des crédits d’impôts, une réorientation des programmes de recherche et de l’appareil de formation agricole etc. En outre, la France « appuiera » au niveau européen une rénovation de l’évaluation agronomique des variétés candidates à la mise sur le marché pour mieux prendre en compte, notamment, la réduction dans le temps des intrants de synthèse.