Les États membres ne sont finalement pas parvenus à se mettre d’accord, le 12 juin, sur une position commune concernant la simplification des procédures d’autorisation de pesticides. Le projet de compromis préparé par la présidence chypriote n’a finalement pas reçu le soutien de la majorité des États membres. L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie ou encore le Danemark se seraient opposés au texte pour diverses raisons. « Les efforts déployés pour parvenir à un compromis ont été largement salués, mais des discussions supplémentaires seront nécessaires pour aplanir les divergences persistantes entre les États membres. Le travail va se poursuivre au sein du groupe de travail afin de faire progresser les discussions », indique la présidence chypriote qui pensait pourtant avoir trouvé le bon équilibre. Elle proposait de réserver les autorisations illimitées (voulues par la Commission européenne) aux seules substances pesticides à faible risque. Et de porter à vingt-cinq ans au maximum (contre quinze ans dans la législation actuelle) la période de réautorisation de mise sur le marché d’une molécule et à quinze ans (contre dix actuellement) la période pour une première approbation. Le projet revenait également sur les nombreuses procédures facilitées initialement prévues par la Commission européenne pour les molécules de biocontrôle.
Lire aussi : Pesticides : les Vingt-sept finalisent leur position sur les autorisations
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le dossier devra, a priori, attendre que l’Irlande prenne la présidence du Conseil de l’UE, à compter du 1er juillet, pour entrevoir une issue. Une situation qui satisfait des organisations agricoles comme CropLife (industrie des pesticides) ou le Copa-Cogeca. Cette dernière estime le compromis mis sur la table par la présidence était « insuffisant » pour apporter aux agriculteurs « des solutions de protection des cultures sûres et efficaces ».