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Pesticides/pommes : l’ANPP craint que le chantier sur les impasses s’avère stérile

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Interrogé sur le cycle de travail sur les molécules interdites qui s’est ouvert le 15 mars, l’Association nationale pomme poires (ANPP) craint que ce chantier n’élargisse pas le panel de solutions des producteurs. « Du côté de la ministre déléguée (Agnès Pannier-Runacher, NDLR) je pense qu’il y a des volontés de faire bouger les lignes, de façon très pragmatique. Mais à quel niveau se prendra la décision ? Si c’est encore à niveau interministériel, il ne se passera rien », s’est inquiété son directeur Pierre Venteau le 20 mars. Les deux principales problématiques de la filière pommes sont le puceron et la punaise. « Sur le puceron, ce qui nous pose problème ce sont les interdictions des néonicotinoïdes acétamipride, sulfoxaflor, flupyradifurone, qui sont utilisables encore aujourd’hui – notamment acétamipride et flupyradifurone – chez nos concurrents ». Concernant la punaise, l’ANPP dit s’être vu refuser une dérogation de 120 jours, en 2020 et 2021, pour utiliser l’Etofenprox, « une matière active utilisée en Italie sur les fruits à pépin » et « autorisée en France mais pas sur pommier et pas sur punaise ». L’association veut l’intégration de ces solutions dans la « boîte à outils » des producteurs pour permettre une « lutte efficace ». « On porte cette demande depuis 18 mois maintenant », a souligné Pierre Venteau.

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