Peter Mandelson a averti que les désaccords sur la place publique auront pour effet de limiter « notre capacité à défendre nos intérêts », réagissant le 6 juillet dans les colonnes du Sunday Telegraph aux critiques du président français Nicolas Sarkozy dont il a fait l'objet. « Il y a une emphase grandissante sur le besoin de protéger les personnes du changement, dont certaines revendications sont sincères, mais dont beaucoup ont une touche populiste et égoïste », écrit le commissaire européen au commerce. « Je veux que le président Sarkozy et d'autres dirigeants dans le monde acceptent qu'un commerce bien encadré soit une part importante de la solution aux difficultés économiques globales actuelles », poursuit-il.
M. Sarkozy avait estimé le 30 juin que M. Mandelson, qui négocie au nom de l’UE à l'OMC, sacrifiait la production agricole « sur l'autel du libéralisme mondial ». « L'Europe ne peut pas envisager l'avenir du commerce mondial seulement à travers le prisme des subsides agricoles », estime M. Mandelson, ajoutant que « la prospérité des Européens, en dernier ressort, dépend de la compétitivité et de la force de nos marchandises et de nos services ».
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Le commissaire européen estime que l'Europe fait face à « un moment important ». Il craint que « les désaccords publics à des moments critiques dans les négociations sur la globalisation du commerce risquent de nuire à notre capacité à défendre nos intérêts ». « La tâche de nos dirigeants est de rassembler l'Europe pour permettre que la globalisation prenne corps dans l'intérêt de tous », conclut-il.