Recevant à Bruxelles les ministres du commerce de deux des pays producteurs de coton membres du « C-4 » (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad), les ministres burkinabé Mamadou Sanou et malien Fatoumata Nene Sy, Peter Mandelson a réaffirmé, le 6 février, le soutien de l’UE à un traitement différencié pour le coton dans le cadre des négociations commerciales multilatérales du cycle de Doha. « Les besoins et les intérêts des pays en développement sont au cœur de l’agenda de Doha. Le coton est une priorité du développement. Nous avons démontré avec les accords de partenariat économique qu’il est possible de traiter du commerce et du développement en même temps. Nous devons parvenir au même résultat dans les négociations de Doha. C’est pourquoi l’UE a toujours plaidé pour un traitement différencié pour le coton dans ce cadre », a assuré le commissaire européen au commerce à l’issue de la réunion.
Lors de la conférence ministérielle de Hong-Kong, en décembre 2005, les pays africains producteurs de coton, réunis sous la bannière du C-4, avaient longtemps menacé de faire capoter l’accord sur le texte de compromis – de l’époque – sur les modalités de libéralisation des échanges. Ils l’avaient ensuite accepté après avoir obtenu la suppression, au moment de la mise en œuvre d’un accord global, des subventions à l’exportation de coton pratiquées par les pays développés ainsi qu’un accès au marché sans droits de douane ni quotas. Ils n’avaient néanmoins pas obtenu de dispositions claires sur l’élimination progressive, d’ici 2010, des soutiens internes au coton qui sont les plus pénalisantes pour les producteurs africains, les Etats-Unis se montrant les plus réticents à promettre un tel engagement.
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La production de coton de l’UE représente seulement 2% de la production mondiale. Aucun droit d’entrée ou restriction quantitative ne s’applique aux frontières communautaires et aucune restitution à l’exportation n’est versée aux producteurs européens.