La question des aides gouvernementales à l’aval de la filière foie gras reste encore ouverte. L’enveloppe de 60 millions d’euros promise par le gouvernement français est aujourd’hui prévue pour les TPE et les PME, mais pas pour les grands groupes. Le Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras) s'oppose à cette distinction entre grands et petits. Il estime que tous les opérateurs, y compris les cinq grands (Delpeyrat, Montfort, Labeyrie, Quercinoise et Agromousquetaires) qui font l'essentiel du chiffre d'affaires du foie gras en France, doivent être aussi indemnisés. "Les aides ne sont jamais réservées à certains opérateurs en fonction de leur taille", souligne Michel Fruchet, vice-président du Cifog. "La distinction est inadmissible, tous les opérateurs souffrent de la crise. Il n'y a pas eu de distinction pour les couvoirs, on ne voit pas pourquoi il y en aurait pour l'aval."
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La profession est en négociations avec l'administration sur ce point afin de faire avancer sa demande auprès du ministère de l'Agriculture et bientôt auprès du cabinet du Premier Ministre qui doit recevoir les professionnels du foie gras courant octobre. "Nous nous sommes mis d'accord sur une partie des conditions d'éligibilité puisqu'il faudra avoir subi une perte de 20% de l'excédent brut d'exploitation en 2016 par rapport à la moyenne des trois dernier exercices", précise Michel Fruchet.