Les subventions au secteur agroalimentaire dans le cadre du développement rural n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, estime la Cour des comptes de l’UE dans un rapport publié le 10 avril. Elle appelle la Commission européenne à cesser d’autoriser le financement de projets qui ne se fixent pas d’objectifs visant à accroître la valeur ajoutée des produits agricoles ou à renforcer la compétitivité de l’agriculture.
La Cour des comptes de l’UE estime dans un rapport spécial, publié le 10 avril, que l’aide de l’UE apportée à l’industrie agroalimentaire n’a apporté aucune preuve « d’accroissement de la valeur ajoutée » du secteur. Dans son rapport, elle s’est penchée sur l’efficacité de la mesure du deuxième pilier « accroissement de la valeur ajoutée des produits agricoles et sylvicoles » qui, pour la période 2007-2013, a disposé de 5,6 milliards d’euros de budget communautaire auxquels s’ajoutent des fonds nationaux portant à 9 milliards d’euros le financement public total pour ce dispositif. Quelque 24 projets agroalimentaires terminés ont été examinés (dans six pays : Espagne, France, Italie, Lituanie, Pologne, Roumanie), dont quatre sont considérés par les États membres comme des exemples de bonnes pratiques. Sur cette base, la Cour souligne dans son rapport que « les États membres n’orientent pas les financements vers les projets pour lesquels la nécessité d’une aide publique est avérée. De ce fait, la mesure se transforme en subvention générale aux entreprises qui investissent dans le secteur agroalimentaire, avec les risques associés de distorsion de concurrence et de gaspillage de fonds publics devenus rares ».
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