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Edito On peut rêver

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Grève et tempête ne sont pas pour redonner du cœur à l’ouvrage. Elles peuvent tout au plus ramener, une journée, plus de monde dans les magasins et donner un surcroît de travail dans les régions sinistrées. Elles illustrent en tout cas la fragilité de notre équilibre social et celle, beaucoup moins maîtrisable, de notre rapport à la nature. En pleine avalanche de chiffres sur la consommation qui baisse – plus en volume qu’en valeur, davantage en hypers et supermarchés qu’en hard-discount -, la polémique reprend de plus belle sur les prix qui ne baissent pas assez alors que tout devrait y contribuer : détente sur les cours agricoles et l’énergie, libre négociabilité des tarifs industriels, regain des ouvertures de hard-discount de proximité y compris de la part des groupes propriétaires de grandes enseignes. L’UFC a pris ses exemples dans la viande, la filière la moins transparente, et c’est de bonne guerre pour cultiver le fond de commerce consumériste mais pas idéal pour objectiver les choses. On retiendra quand même son appel à un travail plus fouillé sur tous les produits et tous les circuits auquel ne s’est pas encore attelé le nouvel Observatoire des prix et des marges.

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A défaut de bonne nouvelle sur le comportement réel des consommateurs, il en est une à ne pas négliger qui porte sur ce qu’ils rêveraient d’acheter en cas …de hausse de leur pouvoir d’achat : 21 % des Européens déclarent que l’alimentation (avant les loisirs, la culture ou la santé) serait le premier poste sur lequel ils augmenteraient leurs dépenses. Et en France, la proportion atteint 33 %, avec l’espoir ainsi de privilégier davantage la qualité. De quoi faire rêver aussi fabricants et distributeurs.