La hiérarchie de la Commission européenne s'en félicite : Phil Hogan est considéré comme l'un des membres de l'équipe qui a saisi le mieux le fonctionnement voulu par son président, Jean-Claude Juncker. À savoir, demander systématiquement l'avis du premier vice-président, Frans Timmermans, qui a la haute main sur l'« amélioration de la réglementation ». En d'autres termes, la simplification des textes, tâche prioritaire dévolue tout particulièrement au commissaire à l'agriculture. Cette opération se traduira très probablement, dans quelques mois, par un nettoyage dans les contraintes du verdissement, cible privilégiée, notamment du régime des surfaces d'intérêt écologique. La reconnaissance, pour le maïs français, du couvert hivernal comme mesure équivalente à l'obligation de diversification des cultures est, en tout cas, un sérieux signal en ce sens, auquel les Allemands, très écoutés à Bruxelles, seront sensibles. D'ailleurs, le Bavarois Albert Dess, premier ennemi du verdissement au Parlement européen, vient de lancer une nouvelle croisade contre ce qu'il qualifie de « monstre bureaucratique ». Phil Hogan est aussi très parcimonieux dans l'utilisation des fonds agricoles, comme on le lui a demandé. Il vient toutefois d'accepter l'aide au stockage privé du porc, après, il est vrai, que son président ait été saisi de ce dossier par le chef de l'État français. Il a également donné son feu vert à un échelonnement du paiement des pénalités laitières pour 2014/2015, d'autant plus que cette concession ne coûte rien au budget de l'UE. Un budget dont la programmation 20142020 fera l'objet d'une révision à mi-parcours sur laquelle travaillent déjà les services agricoles bruxellois. Or, à l'époque, le prédécesseur de Phil Hogan avait utilisé l'argument du... verdissement pour justifier la dotation de la Pac. Agra Europe
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