Pour le directeur général d’Unigrains, Philippe Ducroquet, les concentrations des entreprises dans le secteur de la viande sont « inéluctables ». Certes les industriels français perdent du terrain en Europe, mais « il n’y a pas de fatalité », insiste-t-il, citant en exemple la restructuration réussie du secteur bancaire français ou le travail en bonne intelligence au sein de l’interprofession du champagne . « Les éleveurs ont intérêt à ce que les entreprises marchent bien ». A l’adresse des industriels, le directeur général d’Unigrains explique « le piège, c’est l’esprit de clocher selon lequel “l’autre va mourir avant moi”. Il faut que la filière s’approprie la culture du profit pour pouvoir relancer l’innovation. Les leaders français doivent jouer un rôle de locomotive, avec des usines fortes et un élevage fort ».
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