Passer du concept de « lutte contre les ennemis des cultures » à celui de « santé des systèmes culturaux », c’est ce qu’a proposé Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à l’écologie, en introduction au colloque « Agriculture durable et pesticides » organisé par la présidence française de l’Union le 25 novembre à Paris. Il s’agit d’ « aller bien au-delà des bonnes pratiques agricoles souvent définies pour des territoires trop vastes »et de réfléchir « au niveau de l’itinéraire intégré », moyen le plus efficace pour réduire les risques sanitaires et la consommation de pesticides. Une vision partagée par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture. « Pour réduire la dépendance aux produits phytopharmaceutiques, il nous faut promouvoir la santé des plantes plutôt que la lutte contre les maladies », a-t-il indiqué le 25 novembre. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, un basculement doit s’opérer dans le domaine de la recherche, qui doit notamment créer plus de références dans les agrosystèmes, associer les disciplines, confronter les expériences.
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