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Phytos : un manque de coopération dans la surveillance des résistances

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Des scientifiques de l’Anses et de l’Inrae ont analysé les systèmes de surveillance des résistances aux produits phytosanitaires dans le monde, à partir d’une enquête auprès de cent soixante deux experts de quarante-hui pays sur tous les continents. Dans un même pays, plusieurs types d’acteurs, privés ou publics, mènent souvent des travaux en parallèle et « les dispositifs de surveillance gagneraient en efficacité avec plus de coopération », selon un communiqué le 26 mars. On retrouve d'abord des entreprises privées, dont l’objectif est de vérifier l’efficacité de leurs produits, mais aussi des acteurs académiques travaillant sur leurs projets de recherche ; et enfin des acteurs gouvernementaux dont les résultats – le plus souvent annuels – sont systématiquement publics.

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En France, les trois types d’acteurs, privés, académiques et gouvernementaux, interviennent. « L’enquête internationale a souligné la singularité du système français », qui dispose d’un plan de surveillance national annuel, financé dans le cadre du plan Ecophyto, piloté par le ministère de l’Agriculture, et auquel participent l’Anses et Inrae, souligne le communiqué de l’agence. Chaque année, une quarantaine de thématiques (qui correspondent à des triplets culture-bioagresseur-substance active) sont inscrites au plan de surveillance. Il contribue au dispositif de phytopharmacovigilance, qui a pour objectif la surveillance des effets indésirables des produits phytosanitaires, dont l’apparition de résistances. Ce dispositif collecte les données des organismes de surveillance existants, ainsi que les signalements par les professionnels notamment les fabricants et les utilisateurs des produits phytosanitaires. Enfin, il finance des recherches pour mieux comprendre ces effets indésirables et améliorer leur détection.

Le système français représente un cas à part