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Prêt-à-garnir/Stratégie Pidy Gourmet veut faire évoluer son image

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Peu connu du grand public, Pidy Gourmet compte bien améliorer son image. Leader mondial dans la fabrication de bouchées en pâte feuilletée et leader français des bouchées à la reine en GMS, l’entreprise franco-belge améliore ses packagings, multiplie les innovations, et lance Les trois toques, une nouvelle marque dans la grande distribution. Son but est de retrouver la croissance après une année 2009 où son chiffre d’affaires s’est stabilisé à 34 millions d’euros. Pidy Gourmet va également continuer à investir dans ses trois usines situées en France, en Belgique et aux Etats-Unis.

Pidy Gourmet, groupe franco-belge leader mondial dans la fabrication de bouchées et mini bouchées en pâte feuilletée, compte bien retrouver la croissance l’année prochaine. L’entreprise détient trois unités de production basées en Belgique, en France et aux Etats-Unis. Son chiffre d’affaires a atteint 34 millions d’euros cette année, comme en 2008. « Nous sommes satisfaits de ce résultat. Ne pas voir son chiffre d’affaires baisser en période de crise, c’est déjà bien », estime Thierry Dehaeck. « En 2010, nous retrouverons une croissance située entre 5 % et 10 % », poursuit-il.

Se faire davantage connaître
Dans ce but, l’entreprise veut davantage faire connaître ses marques et ses spécialités. « Nous voulons faire évoluer l’image de Pidy », affirme Thierry Dehaeck, qui dirige l’entreprise qu’il détient avec sa femme. Pour ce faire, la marque Pidy va disparaître des GMS au profit de la marque Les trois toques. Celle-ci sera au côté de la marque Chef Laurent, plus orientée sur les produits haut de gamme. « Nous voulons montrer que nos marques concernent tout le prêt à garnir et non pas uniquement les bouchées à la reine », affirme Thierry Dehaeck.
En France, le groupe est leader des bouchées à la reine en GMS, mais pas dans la restauration, circuit sur lequel France Feuilleté devance toujours l’entreprise franco-belge. Les bouchées à la reine représentent 70 % du chiffre d’affaires de Pidy Gourmet, qui en fabrique plus de 100 millions par an. L’entreprise fabrique également des pâtes feuilletées, des pâtes sablées, des pâtes à chou, à baba au rhum, à gaufre et à génoise. Et cette année, elle s’est spécialisée dans les « Trendy shells », des fonds de tartes prêts-à-garnir, à base de matières grasses végétales. Pidy Gourmet a également créé un sablé breton prêt-à-garnir et une nouvelle base de quiche prête-à-garnir et prête-à-cuire.

Nouvelle marque en GMS
Pour faire progresser son chiffre d’affaires, Pidy Gourmet compte beaucoup sur le surgelé (notamment la pâte à choux) et sur des produits « tendance », comme par exemple les « Coffee-cups » (des tasses à café en pâte feuilletée avec un revêtement en chocolat) ou les « Spoonettes » (des cuillères mangeables à toast). La PME a également complètement revu ses packagings, pour les moderniser. Pidy Gourmet souhaite évoluer sur ses marchés, mais une chose est sûre : « Nous nous contenterons toujours du prêt à garnir et ne ferons jamais de produits finis, ce n’est pas notre métier », selon le p.d-g de l’entreprise. Les deux principaux axes de développement pour Pidy Gourmet en 2010 sont le B2B et la GMS. L’entreprise réalise pour le moment 35 % de son chiffre d’affaires en GMS (dont un tiers en MDD), 15 % en cash & carry et RHD, 20 % dans les boulangeries-pâtisseries, et 30 % en B2B.

2,1 millions d’euros d’investissements
L’entreprise, qui a investi 3 millions d’euros cette année pour une nouvelle ligne d’emballage, prévoit 2,1 millions d’euros d’investissements sur ses trois sites l’année prochaine pour accentuer leur automatisation et équiper l’usine française d’un tunnel de surgélation. « Du pétrin aux produits finis, nous souhaitons qu’il n’y ait plus aucune intervention humaine », explique Thierry Dehaeck, qui précise qu’il n’y aura toutefois aucun licenciement ; les départs à la retraite ne seront pas remplacés.
Pour le moment, Pidy Gourmet emploie 325 personnes sur ses sites de Halluin (59), de Ieper (Belgique) et de Inwood (Etats-Unis). La PME familiale réalise 12 millions d’euros de chiffre d’affaires en France, 6,8 millions d’euros dans le Benelux, 5,4 millions d’euros en Grande-Bretagne, 3,5 millions d’euros aux Etats-Unis, 1 million d’euros en Allemagne, et 6,5 millions dans les autres pays.

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