Au terme d’une semaine de grève et de blocage de l’outil de production, syndicats et direction de la maison de champagne, propriété depuis 1988 du groupe Rémy-Cointreau, sont parvenus le 23 septembre à un accord. Le plan social annoncé par la direction de Piper-Heidsieck en mai dernier, issu de la crise économique que connaît le champagne, et qui prévoyait la suppression de 39 postes (sur 160) a été annulé. Un accord prévoit désormais un plan de départ volontaire de 39 salariés, sur trois ans. « La négociation s’est faite sur le contrat d’intéressement », nous a précisé Anne-Charlotte Amory, présidente de Piper-Heidsieck. « Les primes passent de 6 000 à 7 000 EUR par an à 12 000 EUR cadencés sur trois ans, avec un démarrage plus léger ». La société table sur 20 à 25 départs au total. La direction a aussi renoncé aux poursuites judiciaires engagées contre les cinq salariés assignés pour entrave devant le TGI de Reims. Le travail a repris le 27 septembre sur le site. Le protocole de fin de conflit devait être signé le 29 septembre.
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