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Pour la première fois depuis 18 ans, une maison de champagne lance un plan social. La maison Piper-Heidsieck vient ainsi d’annoncer la suppression d’un quart de ses effectifs à Reims invoquant une baisse de 42% de son chiffre d’affaire depuis mars 2009. Le plan de sauvegarde de l’emploi présenté au comité d’entreprise prévoit la suppression de 45 postes, principalement en production, sur les 160 que compte la maison de champagne. Selon la direction, le positionnement de Piper-Heidsieck à la fois sur les produits haut de gamme et sur le marché moins rentable des marques de distributeurs et des compagnies aériennes, a fragilisé l’entreprise face à la crise de 2009. Fin septembre, le volume des ventes affichait une baisse sur un an de 46% avec un résultat d’exploitation déficitaire de 3,8 millions d’euros et l’entreprise, qui appartient depuis 1988 au groupe Rémy-Cointreau, va se « recentrer exclusivement sur le business premium, ce qui va restreindre l’activité », a expliqué la présidente de Piper-Heidsieck, Anne-Charlotte Amory.
« Piper-Heidsieck est la première (maison de champagne) à subir la crise aussi fortement, le dernier plan social dans le champagne remonte à 1992, pour nous c’est très brutal », a commenté William Mailly, membre du comité d’entreprise.
Le champagne Piper-Heidsieck exploite un domaine de 65 hectares de vignes pour une production de 9 millions de bouteilles (dont 80% pour l’export) et un chiffre d’affaires de 138 millions d’euros en 2009.
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