La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui s’est ouverte le 28 novembre à Durban, en Afrique du Sud, est l’occasion de rappels et avertissements parfois pompeux mais nécessaires. « Dans un monde surpeuplé où la population ne cesse d’augmenter et où les modèles de consommation évoluent, l’humanité a négligé de planifier et de gérer la mise en valeur des ressources en terres et en eau », déplore ainsi la FAO dans le premier opus d’une nouvelle série de rapports. Car, selon elle, de nombreuses zones agricoles « sont menacées par une baisse progressive de leur capacité productive, dans un contexte de pression démographique excessive et de pratiques agricoles qui détériorent l'environnement ». Dans un autre rapport, la FAO souligne que « l'utilisation des ressources d'énergie renouvelable locales tout au long de la chaîne alimentaire » permet notamment « de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de hâter, au bout du compte, l'avènement des objectifs du développement durable ». Mais, dans le même temps, le rapporteur spécial de l'Onu pour le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, est convaincu qu’il faudra « revoir de manière fondamentale les politiques » menées dans le domaine des biocarburants, même si, au préalable, « de nombreux tabous » devront être levés. Il a même « le sentiment que l'UE est prête aujourd'hui à un débat responsable » sur le sujet. Dans un tel contexte, que penser des arguments de ceux qui, au nom de la sécurité alimentaire et de la rentabilité économique, jugent aberrant le verdissement des paiements directs de la Pac ?
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