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Biomasse oléagineuse Pivert, un premier « Investissement d’avenir » dans la chimie du végétal

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Le programme de recherche-développement (R&D) Pivert, qui vise à innover dans la transformation de la biomasse oléagineuse en produits chimiques renouvelables, bénéficie du premier « Investissement d’avenir » dans la chimie du végétal. Ses dirigeants ont signé le 6 juin avec le commissaire général à l’investissement une convention de financement pour un soutien de 64,25 millions d’euros sur dix ans au titre de la recherche.

Louis Gallois, commissaire général à l’Investissement, Jean-François Rous, président de la SAS Pivert (Picardie innovations végétales enseignements et recherches technologiques) et Pascale Briand, directrice générale de l’Agence nationale de la recherche (ANR), ont signé le 6 juin la convention de financement de lancement du premier Institut d’excellence sur les énergies décarbonées (IEED), le programme Pivert.

Alimentation, santé, cosmétique, matériaux de construction

Cet institut d’excellence, installé à Compiègne, sur le parc technologique des Rives de l’Oise, sera spécialisé dans la chimie du végétal, dans les technologies et l’économie des bioraffineries de troisième génération et dans le domaine de la biomasse oléagineuse et forestière. Ce premier centre européen visant à transformer la biomasse oléagineuse en produits chimiques renouvelables, destine son activité à de multiples applications : alimentation, santé, cosmétique, matériaux de construction, etc. Parmi ses axes de recherche, figurent le traitement thermique de la biomasse, la chimie catalytique et la biotechnologie industrielle dite «biotechnologie blanche».
Le programme Pivert repose sur un montage et un fonctionnement financier original, porté par des centres techniques et de recherche, des universités (Compiègne et Troyes), le pôle IAR (Industries Agro-Ressources), des industriels et des acteurs privés, notamment Sofiprotéol, l’établissement industriel et financier de la filière oléoprotéagineuse.

Un financement public de 64,25 millions d’euros

Financé dans le cadre des « Investissements d’avenir » à hauteur de 64,25 millions d’euros sur dix ans, il bénéficiera également du soutien des collectivités locales, en particulier la Région Picardie et l’agglomération de la région de Compiègne.
Ce projet sera géré par la SAS Pivert, dont les actionnaires sont Sofiprotéol, Rhodia, Maguin (équipements d’usines agro-industrielles), PCAS (fournisseur de produits de chimie fine pour la pharmacie), SNC Lavalin (société d’ingénierie et de construction), le pôle de compétitivité IAR, les universités de Compiègne et de Troyes, et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
L’objectif des IEED est de « constituer un nombre restreint d’instituts au sein de campus d’innovation technologique de taille mondiale un premier Investissement d’avenir dans la chimie du végétal », a indiqué Pascale Briand. Les projets sont centrés sur les filières énergétiques et climatiques « porteuses d’avenir », notamment l’efficacité énergétique des bâtiments, les énergies marines, l’énergie solaire, la chimie du végétal et les biotechnologies industrielles à finalité énergétique.

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