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PJLEgalim : polémique sur une fuite autour d’un amendement relatif au glyphosate

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Lors de la discussion générale du projet de loi issu des États généraux de l’alimentation le 22 mai, la députée Delphine Batho a accusé l’UIPP (produits phytosanitaires) d’avoir eu accès à l’un des amendements de l’ex-ministre avant même son examen par les services de l’Assemblée nationale. L’amendement déposé le 22 mars portait sur l’interdiction du glyphosate sous un délai de trois ans. « Il s’avère sans le moindre doute possible que cet amendement est parvenu à l’UIPP […] dès le 23 mars, plus de 90 heures avant qu’il ne soit publié », a accusé Delphine Batho. Elle affirme avoir saisi le président de l’Assemblée nationale et déplore n’avoir reçu « aucune réponse précise près d’un mois et demi plus tard ». La députée demande que l’UIPP fasse l’objet d’une mise en demeure de l’Assemblée nationale : « Il est inacceptable que des lobbys aient un accès privilégié à des informations internes à l’Assemblée nationale afin de déployer des stratégies pour court-circuiter nos débats ».

L’accusation de Delphine Batho repose sur une note de l’UIPP prouvant la fuite de cet amendement, indique à Agra Presse l’entourage de l’ex-ministre. Une fuite confirmée par le président de l’Assemblée nationale François de Rugy : « Nous avons mené une enquête interne qui n’a pas permis de déterminer d’où venait la fuite », a-t-il affirmé le 24 mai sur RTL.

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Niant avoir eu connaissance de l’amendement avant publication, l’UIPP a reproché le 23 mai à la députée Delphine Batho d’entretenir certains « fantasmes de complot » chez les Français. « L’UIPP a été informée du contenu de cet amendement dès lors qu’il a été rendu public », répond le syndicat dans un communiqué, jugeant « normal » qu’ensuite « les entreprises dialoguent avec les députés de leur territoire pour donner à connaître la réalité des métiers et du terrain ». Et de voir dans le glyphosate un cas « emblématique » de « l’échec de propositions qui consistent d’abord à interdire des solutions avant même d’en prévoir d’autres ».

« Il est inacceptable que des lobbys aient un accès privilégié à des informations internes à l’Assemblée nationale »