L’assemblée générale de la CNDSF, a été l’occasion pour deux chercheurs de l’INRA – Claude Pope et Patrick Saulas – de présenter l’intérêt agronomique et économique que représente le mélange de variétés au sein d’une même parcelle. Sur la base d’expérimentations menées depuis les années 80 (blé, pomme…) en France et à l’étranger (riz en Chine, orge au Danemark, blé aux Etats-Unis et en Suisse, etc.), les deux chercheurs ont vanté les mérites des associations variétales tant du point de vue de la stabilité des rendements, que de la qualité des grains (« pas de différence en valeur boulangère »), de l’augmentation de la durée de vie des gènes de résistances aux maladies des plantes cultivées, ou de la lutte contre le stress climatique. Sur le blé, le mélange des variétés fait baisser l’utilisation des fongicides. Un conseil pour les agriculteurs tentés par l’expérience ? : « Utiliser des variétés adaptées à la région de culture ; conserver la variété la plus intéressante sur l’exploitation et trouver son principal point faible ; trouver des variétés à associer », explique Patrick Saulas.
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