Abonné

Doux Plan de continuation de Doux : 30 millions € et 100 licenciements

- - 3 min

Charles Doux a précisé son plan de continuation pour le pôle export et élaborés le 9 octobre devant le tribunal de commerce de Quimper. Le procureur de la République n’est pas encore entièrement convaincu.

Le procureur de la République attend « des comptes certifiés » pour valider, la demande de prolongation du plan de continuation de Charles Doux, a rapporté Jean-Luc Guillard, délégué syndical CFDT le 9 octobre, à la sortie du tribunal de commerce de Quimper. Le tribunal donnera sa décision finale le 30 novembre. « Le plan de continuation de Doux, c’est 30 millions d’euros, concentrés principalement sur l’activité Congelé avec une perspective à 3 ans », lit-on dans un communiqué de presse de la FGA-CFDT du 11 octobre. Les 30 millions d’euros seraient financés par les recettes du pôle export, mais aussi par la vente de plusieurs usines selon le délégué syndical. « Ils veulent vendre l’entrepôt frigorifique de Brest et plusieurs usines pour financer le plan », poursuit le délégué syndical. Les usines en question sont les suivantes : une usine de farine à Châteaulin, une usine de co-produits à Pluguffan et un laboratoire dans le Morbihan. « L’avenir des salariés de ces usines dépendra des repreneurs, s’il y a des repreneurs », explique Jean-Luc Guillard. C’est en partie sur ces ventes que le procureur demande des « comptes certifiés ». Par ailleurs, l’annonce d’un plan social d’une centaine de salariés dans l’administration au siège de Châteaulin se précise. « Nous sommes convoqués pour un nouveau CCE (comité central exceptionnel) qui portera sur un plan social sur le siège de Châteaulin fin octobre », confie Jean-Luc Guillard. Ce plan porterait sur une centaine de salariés.
 
Incertitudes de la Barclays
« L’avocat de Doux semblait confiant. Par contre, celui de la Barclays était beaucoup plus réservé », rapporte Jean-Luc Guillard, présent à l’audience du 9 octobre concernant le financement du plan de continuation. De fait, une dette est encore impayée au Brésil. Selon le groupe Doux, elle serait de « 30 à 40 millions d’euros ». Mais il n’y a encore aucune certitude concernant ce montant. C’est le 15 octobre que le montant devrait être connu. Par ailleurs, si le plan de continuation était accepté, la Barclay’s deviendrait majoritaire au capital avec 80% de parts, 16% reviendraient à la famille Doux et 4% à la BNP. Sauf que les représentants de salariés pensent que d’autres actionnaires pourraient faire surface, notamment le groupe Turenne Lafayette. Un plan qui se complique et auquel il faut ajouter les 13 millions d’euros avancés par Al Munajem, client saoudien du groupe Doux et premier importateur des poulets Doux du Moyen-Orient.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.