L’interprofession des huiles et protéines végétales, Terres Univia, lance un plan de filière 2018-2022 sous l’intitulé « En route pour le made in France », qui vise la souveraineté alimentaire.
Il s’agit notamment de renforcer la compétitivité des chaînes de valeur : hausse de 10 à 20 % du résultat économique des exploitations, +5 % à +10 % de productivité pour les usines de trituration. Cela passe par un plan protéines de 35 M€ mobilisant à 50/50 l’interprofession et l’État. Le cap est mis sur « plus de 60 % » d’autonomie en protéines végétales pour l’alimentation animale, avec +500 000 ha en production de tourteaux de colza et tournesol, graines légumineuses. Terres Univia vise aussi 100 % d’accès au numérique pour les agriculteurs et logisticiens, un accès des agriculteurs au crédit d’impôt innovation notamment pour la digitalisation des exploitations, un fonds assurantiel.
Autre orientation, un plan biocarburants « ambitieux », avec « au moins 7 % de biodiesel de colza » dans le diesel routier, l’implantation du carburant 100 % végétal pour les usages non routiers. Le plan de filière fixe des objectifs pour le soja labellisé "soja de France" à 50 % des volumes ; pour les protéagineux et légumes secs, à 50 % « dans des filières sous cahier des charges et reposant sur des chartes de production évoluant vers des schémas de certification » à l’horizon 2020-2022. Terres Univia veut que le taux de semences de ferme, utilisées hors cadre légal sur protéagineux et soja, passe de 50 ou 60 % en moyenne actuellement à environ 30 %.
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Des plans de transition écologique sont aussi évoqués, prévoyant une réduction de 20 à 30 % des phytos, idem pour les émissions de gaz à effet de serre. Terres Univia chiffre les surcoûts générés par la transition à 10,225 Mrd€ communs avec la filière céréalière (production agricole et transformation, sur 15 ans) et 560 M€ spécifiques aux huiles et protéines végétales.
Objectif : plus de 60 % d’autonomie en protéines végétales pour l’alimentation animale