L’ambition de la filière cidricole est d’accroître la valeur totale de sa production de 40 % dans les cinq ans qui viennent, a indiqué le 20 décembre l’interprofession Unicid. Cela grâce au développement de plusieurs segments de marchés. Le premier d’entre eux est celui du bio : l’interprofession propose de tripler les surfaces en bio, passant de 1 000 à environ 3 000 hectares. La part du bio passerait ainsi de 10 % à 30 % sur les 9 000 hectares de verger cidricole en France. Un autre objectif est d’augmenter les volumes exportés de 50 % : passer de 120 000 à 180 000 hectolitres. Cela par un travail sur la reconnaissance du « cidre à la française » au-delà des frontières de l’Hexagone, sachant que dans le monde la grande masse du cidre est du « cider », une boisson fabriquée à partir de concentré de jus de pommes qui n’a pas grand-chose à voir avec le cidre. Le troisième segment à faire progresser est celui de la montée en gamme du cidre, et pas forcément dans le seul cadre des AOC et des IGP (qui représentent la moitié de la production) mais par une élévation générale de la qualité. Les leviers : les progrès de la recherche sur les variétés et les méthodes d’élaboration (levures, procédés de fermentation), et les innovations de produits par les entreprises. La filière inclut aussi des petits segments à améliorer sur le plan qualitatif, comme le jus de pomme et le vinaigre de cidre.
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