Abonné

Plan Ecophyto : le coordonnateur interministériel reconnaît des limites dans sa mission

- - 2 min

Auditionné en commission d’enquête à l’Assemblée sur l’échec du plan Ecophyto, le coordonnateur interministériel du comité d’orientation stratégique (COS) Pierre-Etienne Bisch a reconnu plusieurs limites dans l’exercice de ses fonctions. Interrogé par le rapporteur Dominique Potier (Socialiste, Meurthe-et-Moselle) sur une « décrue très sensible à partir de 2017 » de la fréquence de réunions du comité tombant à « même pas une fois par an », M. Bisch a expliqué que cette périodicité « n’est pas définie dans le code rural » mais « dépend du volontarisme des autorités publiques ». Il a déploré l’absence d’une feuille de route « personnelle » qui « ne peut émaner que du Premier ministre ». « Quand il n’y a pas la feuille de route, le délégué interministériel n’a pas de compétence ministérielle, donc il ne peut pas avancer », a-t-il expliqué. Il a aussi estimé que « c’est le réglementaire qui fait avancer les choses », et pas nécessairement l’idée qu’il va y avoir « une force du bon exemple ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Sur les moyens alloués à Ecophyto (70 M€) il a estimé qu’« il faut arriver à recharger la confiance dans Ecophyto pour recharger la dépense sur Ecophyto ». Plus largement, il a travaillé sur « la préparation d’un outil de pilotage » visant à « retracer » la façon dont sont alloués les « à peu près 650 ou 640 M€ » de crédits budgétaires en lien avec les produits phytosanitaires, un projet finalement « tombé dans le vide ». « Je crois que le reproche principal qui a été fait, c’est que ça demande un travail considérable aux directions régionales de l’agriculture qui ont peu de moyens humains », a étayé M. Bisch. « Je suis à peu près persuadé que si on confiait à un de nos enfants ou petits-enfants dans une start-up la tâche de trouver l’application qui va bien là-dessus, en six mois il l’aurait trouvé ».

« Il faut arriver à recharger la confiance »