Une « litanie d’interdictions et autres charges supplémentaires » : la FNSEA a dénoncé le plan d’actions phytos, dans lequel « les ultimatums pleuvent, rendant chaque jour plus compliqué l’engagement de toutes les parties prenantes ». Face à des pouvoirs publics qui « font le choix d’avancer seul », la FNSEA réclame « une étude des impacts économiques de toutes ces décisions le plus rapidement possible », selon un communiqué. Et de s’interroger sur la politique du gouvernement : « Que veut-on à la fin ? Imposer un type unique d’exploitation sans le dire ? Faire fi des réalités techniques et agricoles ? Voir disparaître de nombreuses exploitations ? »
A l'inverse, la Confédération paysanne s’interroge : « Où est passé le plan de “sortie” des pesticides réclamé par le président de la République lors du renouvellement de la licence d’utilisation du glyphosate ? ». Le syndicat déplore, dans un communiqué, qu'« aucun calendrier précis » ne soit présenté et que « l’interdiction du glyphosate ne (soit) plus d’actualité et conditionnée à une évaluation de l’Anses ». La Conf' estime que « ce plan se cache derrière la prétendue absence d’alternatives et les besoins en recherche sur celles-ci ». Elle estime que la « séparation de la vente et du conseil sur les produits phytopharmaceutiques » est la seule mesure significative mise en avant par le gouvernement dans ce plan.
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Entre une augmentation de la redevance pour pollutions diffuses, une diminution « drastique » du choix de matières actives et par ricochet une « concurrence déloyale » des pays étrangers, le plan phytos « complique encore la situation » des agriculteurs, a protesté la Coordination rurale. Ce plan « annonce clairement l’augmentation des contraintes pour les agriculteurs avec pour conséquence une nouvelle baisse de leur revenu déjà calamiteux », selon un communiqué. La CR soupçonne les pouvoirs publics de vouloir « forcer les conversions » à l’agriculture biologique. « Penser qu’il suffit de taxer les agriculteurs pour qu’ils passent en bio est une preuve de la méconnaissance des charges d’investissement nécessaires », selon elle. Par ailleurs, le « tout biocontrôle » est « impossible », affirme la CR, voyant ces produits non pas comme solutions de substitution mais complémentaires.