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Grandes cultures Plan protéine et plan silo pour atténuer la volatilité

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Entre le plan protéine, le plan silo et le fonds de modernisation céréaliers-éleveurs, les annonces sont allées bon train lors du Salon international de l’agriculture (Sia). Une chose est sûre, le lissage de la volatilité des cours de l’alimentation animale est un objectif partagé par l’ensemble des professionnels de l’agriculture et les pouvoirs publics.

À l’occasion de l’inauguration de l’Odyssée végétale le 27 février au Sia, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé, « qu’un accord sur le plan silos, promis par le président de la République, François Hollande, au Space en septembre dernier, sera présenté d’ici quinze jours, trois semaines ». Un accord a été trouvé entre les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, selon le ministre de l’Agriculture. Ce plan silos a pour objectif de lisser la volatilité des grandes cultures via le stockage, et ainsi d’améliorer la compétitivité des élevages. Les annonces qui seront faites au sujet du plan silos devraient porter sur des assouplissements réglementaires au niveau de la construction de nouvelles cellules de stockage, mais aussi sur un raccourcissement des délais administratifs pour le traitement des dossiers liés à de nouvelles constructions.

Vers une meilleure indépendance protéique

Lors d’une conférence au Sia le 27 février, Sofiprotéol a réaffirmé sa volonté d’améliorer l’indépendance protéique française. À ce sujet, Jean-Philippe Puig, directeur général de Sofiprotéol, a salué la possibilité, soutenu par certains États européens, d’intégrer les légumineuses et les protéagineux aux surfaces d’intérêt écologique (SIE), qui pourraient occuper 7% des terres arables lors de la mise en place de la future Pac. « Ceci nous permettrait de trouver un second souffle » pour développer la production de protéines végétales en France, après avoir, depuis les années 90, développé l’utilisation de tourteaux de colza, issus de la production de biocarburants, en alimentation animale. Un moyen de faire baisser les cours de l’alimentation animale via la réduction de la dépendance aux importations de tourteaux de soja. Pour Pascal Cerneau, directeur recherche et développement chez Sanders, en alimentation animale plus on a le choix dans les sources de protéines disponibles, plus il est possible « d’écrêter » les cours, c’est-à-dire de changer de matière première en fonction des pics de prix. Un moyen selon lui d’assurer des prix plus stables aux éleveurs au niveau de leurs achats d’alimentation animale. Enfin, Xavier Beulin a annoncé que les promoteurs du Fonds de modernisation céréaliers-éleveurs (FMCE) allaient demander une contribution volontaire obligatoire (CVO) pour permettre de récolter des ressources lors de la prochaine collecte de céréales.

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