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La préparation de l’après 2013 est maintenant lancée. À Bruxelles, le futur commissaire à l’agriculture Dacian Ciolos a dévoilé sa politique. Elle inclut des éléments encourageants pour la France et tous ceux qui prônent le maintien d’une politique de régulation. Reste à savoir ce que la négociation budgétaire en laissera.
En France, les esprits s’y préparent : la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche est sur les rails. Elle implique des changements significatifs et dont certains sujets provoqueront sans doute des débats intenses au parlement (interprofessions, taxation des transferts de terres, organisations de producteurs…). Ici ou là, de nombreuses rencontres portent sur l’avenir, les enjeux de l’après 2013, l’agriculture durable, l’innovation, etc. De fait, la nécessité de vivre avec moins de régulation économique et plus d’objectifs environnementaux est une contrainte qui entre dans les esprits.
Toutes ces démarches laissent en jachère une question qu’on évite soigneusement : combien d’agriculteurs seront en mesure de passer le cap de 2013 et au-delà ? La question a été posée récemment par les producteurs de grandes cultures d’un plan d’aide au départ. Le sociologue François Purseigle l’a lui aussi évoqué. On ne peut pas dire que l’idée a été creusée, ni par les pouvoirs publics, ni par les professionnels. Pourtant, la crise laitière a bien posé le problème. On sait qu’une partie des éleveurs, soit grâce à leur économie d’échelle, soit grâce à des diversifications étaient en mesure de vivre, au moins temporairement, avec les prix du lait pratiqués en 2009. D’autres non. Quoi qu’il arrive, une partie des exploitants jetteront l’éponge. Plutôt que d’attendre la prochaine crise, ne faut-il pas aider les plus fragiles à décrocher ? Un plan social en agriculture est-il si tabou ?
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