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La FNSEA a indiqué le 11 juillet que des négociations étaient engagées avec le ministre de l’Agriculture dans l’affaire dite des plans de campagne.
«Nous négocions actuellement avec le ministre de l’Agriculture. Ce sont des discussions qui ne sont pas simples, mais nous espérons trouver des solutions adéquates », a déclaré le 11 juillet le président de la FNSEA, Xavier Beulin, lors d’un point presse. Même si, a-t-il ajouté, « il ne faut pas donner de faux espoirs. Nous essayons aujourd’hui d’apporter des réponses concrètes à des gens qui sont en difficulté par rapport à ces questions de plan de campagne... Ce que je peux juste dire, c’est que c’est l’un des tout premiers sujets que j’ai abordés avec le ministre de l’Agriculture lorsqu’il a pris ses fonctions ».
Le ministre cherche « les solutions les moins pénalisantes »
Le 28 janvier 2009, la Commission européenne a estimé que les aides nationales octroyées entre 1992 et 2002 à la filière fruits et légumes, intitulées « Plans de campagne », étaient incompatibles avec le marché commun. Selon Bruxelles, ces plans de campagne – visant à financer des actions destinées à faciliter la commercialisation des fruits et légumes français en situation de crise – ont été payés par l’Oniflhor (Office national interprofessionnel des fruits, des légumes et de l’horticulture) à certains comités économiques agricoles qui les reversaient à des organisations de producteurs. La Commission a donc ordonné la récupération de ces fonds (plus de 330 millions d’euros) auprès de leurs bénéficiaires (les producteurs). À l’issue de cette décision, la France, les producteurs de Légumes de France et (ex)Fedecom ont déposé chacun un recours devant la Cour de Luxembourg qui n’a pas rendu sa décision à ce jour. En attendant, du côté français, des négociations sont en cours donc : il s’agit de savoir si un soutien du gouvernement sera apporté aux producteurs concernés. Le ministre de l’Agriculture s’est engagé le 26 juin, lors de la session des chambres d’agriculture, à « tout mettre en œuvre pour trouver des solutions les moins pénalisantes pour les producteurs ».
La CR réclame un fonds national
De son côté, la Coordination rurale « encourage l’ensemble des acteurs économiques concernés à engager systématiquement un recours contre l’État, seul responsable puisque qu’il a omis de notifier les aides à Bruxelles selon la procédure requise », indique le syndicat dans un communiqué daté du 3 juillet. Ces recours « n’étant pas suspensifs des paiements », la CR demande la mise en place d’« un fonds national d’aide à la trésorerie des entreprises en cas de mise en recouvrement (à taux zéro) ». Le syndicat agricole indique qu’aujourd’hui les dossiers « simples » auraient été régularisés via des aides nationales. Restent les dossiers « compliqués », « comme ceux des Organisations de Producteurs dissoutes, des OP sans transfert de propriété... pour lesquelles les agriculteurs doivent rembourser les aides sur leurs deniers personnels ».
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