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Fruits et légumes Plans de campagne : le ministre veut « la neutralité » pour les producteurs

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Attendu sur le sujet, Stéphane Le Foll a indiqué le 28 mars que son objectif, sur le dossier des plans de campagne, était celui de la neutralité pour les producteurs soumis à remboursement. 6 500 sont toujours concernés par l’affaire.

«La responsabilité ne relève pas du ministre de l’Agriculture d’aujourd’hui, le dossier traîne depuis plusieurs années », a d’abord souhaité rappeler le 28 mars, Stéphane Le Foll, lors du congrès de la FNSEA, à Troyes. Cependant, « je m’en occupe », a-t-il ajouté. Mais les avancées obtenues jusqu’alors ne parviennent pas à apaiser les tensions. La pression monte en effet du côté des agriculteurs et du côté de la Commission européenne. « Les agriculteurs ne sont pas responsables. Nous ferons tout pour que cette situation ne mette pas à mal ce secteur déjà trop fragilisé », a indiqué de son côté Jérôme Despey, secrétaire général adjoint de la centrale agricole. Pour le ministre de l’Agriculture : côté producteur, la solution est évidente. Son objectif est la « neutralité » pour eux, a-t-il qualifié. « Nous ne cessons pas aujourd’hui d’y travailler, mais nous avons aussi derrière, la pression de la Commission. Mais je sais parfaitement la situation et les mesures à prendre », sans les préciser. Côté bruxellois : la date limite du 31 mars a été fixée au ministère pour démontrer son engagement en faveur du remboursement des plans de campagne.

« Un long travail »

« Vous nous trouvez un peu silencieux sur le sujet, mais c’est un long travail sur lequel nous sommes plus que mobilisés », a poursuivi Jérôme Despey s’adressant à l’assemblée. La Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) et les producteurs de Légumes de France ont en effet été reçus le 21 mars, au ministère de l’Agriculture, à leur demande. 38 millions restent à payer, par 6 500 producteurs.
Les plans de campagne font suite à la décision, le 28 janvier 2009, de la Commission européenne. Les jugeant incompatibles avec le marché commun, l’instance bruxelloise a demandé le remboursement de ces aides nationales octroyées entre 1992 et 2002 à la filière des fruits et légumes, par l’entremise d’Onifhlor (Office national interprofessionnel des fruits, des légumes et de l’horticulture) et de certains comités économiques agricoles.

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