Dans un communiqué de presse du 22 novembre, la Fedepom (négociants en pommes de terre) alerte sur une « forte baisse » de l’offre en plants de pommes de terre certifiés pour la campagne 2023-2024. En cause, une baisse des surfaces de plants en France, qui sont passées de 23 500 ha en 2022 à 21 000 ha en 2023, soit une baisse de 11 %. Les rendements sont, quant à eux, sensiblement au niveau de la moyenne des cinq dernières années avec près de 525 000 tonnes et une proportion de gros calibres plus importante. L'Hexagone n'est pas seul à connaitre une baisse de régime. Dans le même temps, la production néerlandaise a baissé de 2 500 ha, soit plus de 75 000 tonnes en moins, selon la Fedepom. De plus, aux Pays-Bas, les rendements ont fortement baissé par rapport à la moyenne des cinq dernières années. « La surface en Pologne a diminué et les rendements en Allemagne sont aussi à la baisse », ajoute la Fédération.
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Plus largement, les négociants en pommes de terre attribuent le manque de disponibilité en plants certifiés aux retraits de produits de protection des plantes, « qui viennent augmenter les risques techniques et la capacité de sécuriser la qualité sanitaire ». En outre, ils constatent une pression virale « plus forte », de même que des effets délétères sur la culture de plants de pomme de terre dus au changement climatique. Pour arrêter l’hémorragie, la Fédération des producteurs de plants de pommes de terre (FN3PT) avait demandé une forte revalorisation des prix payés pour continuer à rester engagée dans la production de plants certifiés. Au-delà de cette augmentation, la FN3PT souhaitait également « un vrai partage de la valeur au niveau des différents maillons de la filière », avait précisé le directeur de la FN3PT, Bernard Quéré.